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Cancer de la prostate pT2N0 et pT3pN0: Un gain en survie globale sous hormonothérapie plus radiothérapie

Le gain en survie globale se confirme avec un recul de 12 ans dans les cancers pT2-3pN0 traités par une association hormonothérapie et radiothérapie. C'est le résultat marquant de l'étude RTOG9601 présentée fin janvier au congrès de l'ASCO GI de San Francisco.

Une hormonothérapie est aujourd'hui proposée pour améliorer l'efficacité de la radiothérapie dans le traitement des cancers de la prostate. Plusieurs essais randomisés dont RTOG 86-10, RTOG 94-08 et RTOG 9601 ont évalué l'apport d'une hormonothérapie courte de 4 à 6 mois (blocage androgénique complet) pour arriver à la conclusion que cette association est bénéfique. Des essais EORTC, on retient aussi une supériorité de l'association radiothérapie-hormonothérapie longue, par rapport à une radiothérapie seule, avec un bénéfice en survie globale dans deux études (EORTC 22863 et RTOG 85-31). L'hormonothérapie longue est privilégiée par rapport à l'hormonothérapie courte.

L'étude NRG Oncology/RTOG 9601 est un essai (1) de phase III incluant 761 patients avec des cancers pT3pN0 (67% des patients) ou pT2pN0 (33% des patients) avec marges positives qui ont bénéficié d'une hormonothérapie avec bicalutamide 150 mg/j (24 mois) pendant et après une radiothérapie adjuvante dans le suivi d'une prostatectomie radicale vs radiothérapie + placebo. Les patients avaient un taux de PSA élevé (taux médian: 0,6 ng/mL, 0,2 - 4,0 ng/ml), soit en postopératoire, soit en montée progressive au cours du temps. La radiothérapie consistait en une dose de 64,8 Gy en 36 fractions de 1,8 Gy. Le critère primaire est la survie globale. L'étude est conçue pour détecter une réduction de mortalité d'au moins 28,5%. Ce sont les résultats à 12,6 ans de suivi médian qui ont été présentés lors du congrès ASCO GI de San Francisco.

Un bénéfice en survie

Des résultats antérieurs à 10 ans avaient déjà montré un avantage significatif pour l'association AAT (Anti Androgen Therapy) + radiothérapie (RT) en survie globale (82% vs 78%, RR = 0,75). A 12 ans, l'incidence de décès par cancer est de 2,3% sous AAT + RT vs 7,5% sous RT + placebo (p<0,001). L'incidence de rechutes métastatiques est aussi moindre avec 14% versus 23% sous RT + placebo. Une analyse de sous-groupe de patients montre que les patients avec un taux de PSA >1,5 ng/mL, des marges chirurgicales positives et un score de Gleason >7 sont ceux qui vont le plus bénéficier de l'apport de l'hormonothérapie. Les toxicités de grades III et IV sont similaires entre les 2 groupes. Le taux de gynécomastie diffère significativement entre les groupes (70% vs 11%).

En conclusion, le gain en survie globale se confirme avec un recul de 12 ans dans les cancers pT2pN0 et pT3pN0 traités par une association AAT à base de bicalutamide et RT. Il faut y ajouter une réduction des rechutes métastatiques et des décès. C'est le résultat marquant de cette étude RTOG9601. Dans le même contexte, l'étude du GETUG-AFU 16 qui suit aussi des patients avec un taux de PSA en montée progressive postopératoire, fournit des résultats à 5 ans qui vont dans le même sens.

Référence:

Shipley WU, et al. ASCO GI Symposium 2016. J Clin Oncol 34, supplément 2S, #3

29 mars 2016

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