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Concentration des maladies rares: quelle place pour la radiothérapie?

Jean-Paul Joris, membre du comité directeur du GBS, a partagé lors du colloque de ce samedi le point de vue d’un hôpital périphérique sur la concentration hospitalière du traitement des maladies rares. Il a insisté sur la nécessité d’accompagner ces changements par la mise en place d’un Plan radiothérapie.

D’emblée, le Dr Jean-Paul Joris a prévenu. Il n’est pas oncologue et s’exprime (en tant que radiologue: NDLR) en ayant un peu de recul par rapport à la problématique de la concentration des maladies rares (principalement les cancers) dans certains hôpitaux. Le directeur médical de la Clinique Saint-Luc (Bouge) est convaincu que le secteur de la santé va rapidement passer du modèle ancien au nouveau. Le rapport du KCE (N°219) consacré à l’Organisation des soins pour les adultes avec un cancer rare ou complexe a lancé en février 2014 un pavé dans la mare. 

Depuis, des groupes de travail oncologiques se sont réunis au sein du GBS pour analyser et compléter les recommandations du KCE (lire Le Spécialiste N°15-01).

«Il faut instaurer des réseaux collaboratifs sans obédience. A cette fin, il faudra tenir compte des compétences, des technologies et de la rapidité de la prise en charge pour créer des synergies multi-universitaires, multi-hospitalières, multi-régionales – voire vu la petite taille de notre pays, «supra-régionales» ou «supra-communautaires» ou même internationales. Il y aura une uniformisation des guidelines, des procédures d’accréditation et d’enregistrement des services et des médecins, avec un benchmarking non-anonymisé contrôlé par des instances neutres et indépendantes, tant sur les plans politique et mutualiste que des fédérations hospitalières ou des universités, avec instauration d’une double lecture généralisée et des CMO virtuels (webconférences, réseau de communication internet sécurisé…).»

Le radiologue estime qu’il faudrait également, comme en France, établir un budget spécifique pour la mise en place uniforme des réseaux, des enregistrements et des contrôles. Sans oublier un financement compensatoire équilibré sur base historique. Il propose également que l’hôpital soit libre de se lier ou de s’associer à un réseau loco-régional ou trans-régional dans un souci d’efficience maximale et de prise en charge efficace du patient. Comme le faisait remarquer un participant au colloque, il faut éviter que les hôpitaux négocient des accords de collaboration entre eux sans impliquer les médecins de l’institution.

Regroupement chirurgicaux

«Le rôle majeur et premier revient dans beaucoup de cas d’une part à la chirurgie, dont le rôle pivot est reconnu dans le domaine oncologique, et, d’autre part, à la double lecture de certitude par des laboratoires anatomo-pathologiques accrédités. Dès lors, des collaborations et des regroupements, notamment chirurgicaux, au sein des réseaux doivent être possibles et encouragés», recommande le Dr Joris.

Quant à la radiothérapie, elle doit venir en support décentralisé en fonction d’indications spécifiques et ciblées. Il est nécessaire d’établir des accords inter-réseaux au niveau fédéral. Le membre du Comité directeur du GBS est bien conscient qu’il faudra mettre en place un mécanisme de compensation pour les hôpitaux qui n’ont pas de PET-scan ou de service de radiothérapie. Jean-Paul Joris propose la mise en place d’un Plan national radiothérapie. «Il devrait aller de pair avec la loi de re-financement des hôpitaux et faire partie intrinsèque du Plan national de prise en charge du cancer pour contrôler la qualité, les appareillages et surtout les indications… de telle manière que le patient, d’où qu’il soit, ait accès au meilleur traitement complémentaire sans frein ni restriction et sans privilégier des structures universitaire ou des (sous-)régions.»

Au service du patient

Il faudra aussi, selon le Dr Joris, à l’avenir réaliser des transferts financiers – réglés et encadrés au niveau fédéral – pour organiser les réseaux. «Le choix des techniques ne doit par ailleurs viser qu’au bénéfice du patient et non à la rentabilité des machines. Il faut donc un cadastre strict des machines, des technologies et des indications uniformes au plan national», conseille le radiologue. Il recommande également de bien réfléchir aux textes législatifs et à leur impact avant leur publication. Cela paraît évident mais, par exemple, le changement récent de la législation sur la prise en charge des AVC est resté en travers de la gorge des radiologues tant il était mal ficelé.

Le Spécialiste/De Specialist 11/02/2015

12 février 2015

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